Les 100 ans de Mme Poujol Renée 29/12

En décembre, nous avons décidé de choisir la date particulière du centenaire de Mme Poujol Renée pour nous réunir et fêter les anniversaires de tous les natifs de décembre.

Même terrassé par un gros rhume, Monsieur le maire a répondu présent à notre invitation pour célébrer la centenaire Mme Poujol avec un beau bouquet de fleurs et la médaille de la ville.

A cette occasion unique nous vous confions la lecture de l’interview.

« Je m’appelle Renée Poujol et je suis née le 29 déc 1917, il y a tout juste 100 ans. Qui aurait cru que je deviendrais centenaire, moi qui avait une santé si fragile ? Pour mes 100 ans l’Oustalet me met à l’honneur et je vais en profiter pour vous livrer un peu de mon histoire…

Je suis donc née en 1917 à Paris, dans le 9ème arrondissement, dans une fratrie déjà composée de 2 garçons. Mes parents étaient commerçants, ils tenaient une épicerie puis nous avons déménagé à Toulouse.

Je passe mon certificat d’étude mais ne peux poursuivre ma scolarité en ville à cause de mes absences répétées dues à ma santé fragile (Ah ah !! si mes parents avaient su que je finirai centenaire !!!).  Ma mère embauche une préceptrice qui continuera mon éducation à la maison.

Par la suite, je travaille à l’épicerie de mes parents, le métier me plaît et je deviens à mon tour commerçante et trouve un poste dans le rayon enfant du Capitole, un très beau grand magasin. Après le nom a changé et c’est devenu me semble t-il « Les galeries Lafayette ».

J’aimais ce métier, je rencontrais beaucoup de monde et les personnes me demandaient conseils et que voulez-vous j’aimais les belles étoffes !

Mes parents étaient de grands mélomanes, mon père était un excellent violoniste et il m’a inscrit dès mon plus jeune âge (6 ans) à des cours de piano, solfège et chant. Ce fut la révélation de ma vie et je n’ai vécu que pour la musique jusqu’à encore aujourd’hui.

Notre passe-temps favori avec mon père était de donner des concerts de musique les dimanches après-midis pluvieux. Ma mère  invitait la famille et des amis et nous passions de grands moments inoubliables, tous ensemble, portés par le violon de mon père et la mélodie de mon piano. Que de beaux souvenirs ils me restent encore …

Je me suis mariée deux fois mais la musique a pris toute la place dans ma vie, je ne vivais que pour elle. Mon grand plaisir était d’acheter des partitions, de les déchiffrer et enfin de les jouer.

Nous sortions beaucoup à l’Opéra et évidemment j’en raffolais, encore aujourd’hui quand je ferme les yeux j’entends Carmen chanter et mes doigts battent la mesure.

Merci à vous de m’avoir écouté.

 

 

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